Écrire c’est… [3]

Dans Écrire pour inquiéter et pour construire, le talentueux auteur de roman à suspense, Jean-Jacques Pelletier, explique qu’il écrit « pour mettre des images sur [ses] peurs les plus profondes, comme si cela pouvait les exorciser ».

M. Pelletier est un as du dialogue. Dans ses romans, il s’efforce toujours de mettre les explications sous formes de dialogue pour « donner de la vie au développement des idées ».

Bien sûr, la construction des dialogues s’appuie sur celle des personnages; les deux sont imbriquées, interdépendantes.

Voici un extrait du Bien des autres (tome 2) où il est question des personnages :

—   Méfiez-vous des noms, lui avait répondu Bamboo. Ils ont tendance à cirstalliser des identités. Ce n’est pas par hasard que les parents prennent autant de soin à prénommer leur progéniture et que les romanciers prennent parfois assez longtemps avant de trouver le nom d’un personnage. Les noms ont tendance à devenir des projets… ou des destins.

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