Un personnage de mon nouveau roman a peur de l’hôpital et de tout ce qui touche au monde médical, au point de refuser de se rendre chez le médecin pour se faire recoudre après s’être déchiré la main sur un vieux clou rouillé : il demande plutôt à sa douce de sortir une aiguille et du fil. Vous voyez le genre? Toujours est-il que j’ai voulu savoir si ces peurs avaient un nom.

En effet, j’ai une obsession : la recherche du mot juste.

Je ne saurais vous dire si cette obsession est le propre de l’écrivaine ou de la traductrice en moi. Je présume que les deux  sont également obsédées. J’ai donc fouillé la toile, et j’ai fini par dénicher un dico des phobies. Il pourrait vous servir un jour. Car, tout le monde a ses peurs. La question est de savoir si elles atteignent des proportions phobiques; en d’autres mots, si vous les dominez ou si elles vous dominent.

Enfin, il manquait à ce Dicophobies la peur des hôpitaux, soit : la « nosocomephobie » (écrit parfois « nosocoméphobie »), trouvée ici.

On dit que pour vaincre  ses peurs, il faut commencer par les nommer. Vous et moi avons maintenant les mots pour le faire.

Photo : Infirmière et patient à l’hôpital d’été Junior Sea BreezeNew York Times, 9 août 1909. Cette photo fait partie de la George Grantham Bain Collection, Library of Congress.

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La voie de l'écriture
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Joindre la conversation 1 commentaire

  1. Les croyances quelqu’elles soient sont souvent fort utiles pour vaincre ses peurs.
    Chantal

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