Je n’ai rien écrit depuis une semaine. J’ai passé des heures magiques en voilier sur la rivière des Outaouais, mon visage souvent à quelques centimètres des flots. J’ai pratiqué mes nœuds de chaise, j’ai repassé mon manuel de navigation, j’ai reposé mes muscles fatigués sur le sofa, j’ai même lu. Mais je n’ai pas écrit.

Mon cerveau avait besoin de cette pause.

Il est exigeant, ce nouveau roman que j’ai entrepris d’écrire; exigeant d’une façon toute autre que le précédent. Bien sûr, j’ai mes méthodes de travail maintenant (structure de fichiers, fiches de personnages, index, etc.). Je constate toutefois que si chaque livre offre une expérience différente à la lectrice, il en va de même pour l’écrivaine.

Commencer l’écriture d’un nouveau livre s’apparente en quelque sorte à naviguer sur un lac ou une mer dont on ignore encore les écueils, à défricher une route dans une contrée inconnue — terra incognita…

L’inconnu séduit et effraie tout à la fois.

 

Catégorie:
La voie de l'écriture
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Joindre la conversation 1 commentaire

  1. Merci, Marie-Josée, de ta « double » chronique littéraire dans À bon verre, bonne table. Je peux désormais dire que deux de mes livres se dégustent avec un bon verre !

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