De la moisissure s’est installée dans un coin du sous-sol. L’eau a trouvé un interstice. L’eau trouve toujours un chemin pour s’infiltrer. Tenir maison, c’est en somme tenir tête à la nature. Un conflit larvé.

Pour des centaines de ménages en Outaouais, le conflit s’est changé une fois de plus en un combat harassant ce printemps. Leurs maisons se gangrènent dans les flots de la rivière, qui n’en finit plus d’élargir.

L’humain, malgré sa science, n’a pas appris à établir un domicile confortable sans entrer en conflit avec l’environnement. Dans la Rome antique, on a bien trouvé la recette d’un béton rendu plus fort par l’assaut des vagues, mais cela demeure une exception.

Il me semble plus urgent que jamais d’apprendre à vivre et bâtir avec la nature plutôt que contre elle.

Les inondations en cours provoqueront peut-être une prise de conscience. Patrick Lagacé, lui, parlait d’un autre genre d’inondation dans La Presse en mars dernier : l’inondation numérique. Se couper ou non de Facebook, là est la question — d’autant qu’on commence à douter de la valeur de la plateforme comme outil promotionnel pour les artistes, à moins de payer (vous avez certainement remarqué la quantité de contenu commandité sur votre mur).

Ces mots de Shakespeare décrivent en somme assez bien les médias sociaux : des fables pleines de bruit et de fureur qui ne signifient rien*.

* « Life… is a tale told by an idiot, full of sound and fury, signifying nothing »
William Shakespeare, Macbeth.

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Joindre la conversation 2 commentaires

  1. Bon billet, Marie-Josée. Je le retweete.

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