Haïku sur la route XXXVII

HiverIl a suffit de quelques heures pour transformer le paysage. Voilà l’hiver, saison pour somnoler au coin du feu plutôt que pour sillonner la ville. Je mets donc fin à ma série et vous retranscris d’un bloc les haïkus des dernières semaines, oubliés dans mon ordiphone. 

 

C’est la nuit, déjà
Noir nocturne de l’automne et
Ses clairs artifices

Fort, féroce le vent
Souffle entre les édifices
Va, file, fuit cette île

Dans un banc de brumes
Parlement, repères, soleil
Volatilisés

Les branches dénudées
Montrent chacune de leurs courbes
Leurs blessures aussi

Spleen de novembre
Arbres et béton se confondent
Retourne au terrier

Un souffle du nord
De givre enrobe le monde
Dragée pour soleil

Couette de nuages
Toute la nature s’endort
Et toi avec elle

Haïku sur la route XXX

Trois X, c’est-à-dire trente. Rien d’indécent! Mes excuses à celles et ceux qui en seraient déçus… Je continue le petit exercice commencé en mai, à savoir : composer de courts poèmes pour recouvrer le précieux temps « perdu » sur la route. J’ai pris du retard dans la transcription. Je publierai cette récolte au fil des semaines à venir, mais il pourrait y avoir un certain décalage météorologique…

Frissonnent les os
Mains dans les poches, épaules levées
Ciel bleu à pleurer

Haïku sur la route XXVIII

Aux oiseaux, le Flatte
Le roc nu là où jadis
Grouillait un quartier

Les plaines Lebreton hier et aujourd'huiSource : Image tirée de la collection publiée sur le site Ottawa passé et présent
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