Dégoulines

une vie pour apprendre à voir et écouter
une vie pour dépoussiérer et parfaire le précieux savoir que je portais déjà entier en moi
épuré, comme l’or au creuset

ensorcelée par ce monde dégoulinant de vie
émue par la fragilité d’une aile, d’un bourgeon, d’un océan
les larmes jaillies hydratent mes terreaux désséchés

le soleil d’hiver brûle la peau
sa lumière trop vive sur la neige me tire de ma torpeur
sucrée, ma sève goutte-à-goutte
au bout du chalumeau

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