Tenir bon

Il fait 30 oC dehors, mais j’ai la morve au nez. Rien à faire, sinon ralentir et patienter.

J’ai lu. J’ai noircies quelques pages dans le journal. J’ai doucement commencé à ranger les livres qui traînent.

Impossible de résister à l’envie de feuilleter le livre de Mylène Paquette avant de lui assigner une place dans la bibliothèque :

Garder le cap et tenir bon donnent toujours quelque chose de bien; il suffit de choisir comment regarder. Toutes les fois où j’ai fait du surplace sur l’océan, j’ai appris à rire, à rire de moi d’abord et à rire avec l’océan. S’engager, c’est s’investir dans le présent en ayant du plaisir. S’engager permet d’apprendre.

Et j’ai cliqué sur « Envoyer »

Jeune femme dormant sur son bureauRéécriture, polissage, correction.

J’ai repassé un à un les chapitres du manuscrit. J’ai consacré à la tâche la quasi-totalité de mes temps libres depuis février.

Hier, j’ai formaté le document pour l’éditeur et mis à jour la table des matières. Ce matin, j’ai passé le texte à Antidote.

Enfin, j’ai généré un fichier PDF que j’ai joint à un courriel.

Et j’ai cliqué sur «Envoyer».

Maintenant, je vais aller me reposer.

Image : Riva Helfond, 1939, dans la collection de la Bibliothèque publique de New York

Coup d’œil sur ma table de travail

Collage - réviser

Manuscrit annoté, bouts de papiers couverts de scribouillages, papillons adhésifs ici et là… Un coup d’œil sur ma table de travail.

Encore 23 000 mots à réviser avant de présenter ce nouveau roman à mon éditeur.

La persévérance

Citation de Robert Half : «La persévérance rend l'impossible possible; le possible probable et le probable, certain.»

Finir.

Aller jusqu’au bout.

Persévérer dans l’effort bien qu’ignorant comment on l’accueillera au bout du compte, ce nouveau livre, s’il trouvera un public.

Continuer sachant que le lectorat d’ici tend à préférer les romans qui viennent d’ailleurs (de l’anglophonie en particulier).

Confronter le silence dans un long tête à tête avec le manuscrit.

Polir une à une les phrases comme des joyaux ou les déchiqueter sans merci.

D’autres autrices me disent aimer cette étape du travail : la réécriture. Elle est mon chemin de croix. J’en sais la nécessité, bien sûr, mais c’est pendant la réécriture que je m’essouffle et que je dois lutter contre l’envie d’abandonner. Le fil d’arrivée, pourtant si proche, ne me semble jamais plus loin qu’en pleine révision.

J’ai une collection de citations que j’ai retranscrites sur des cartes. Ce matin, justement, la citation que j’ai pigée parlait de… persévérance.

Être et lire

Il semble que la majorité des gens ne terminent pas les livres commencés. http://www.slate.fr/story/115421/finir-livres

Quand aux livres numériques, leur lectorat n’est pas du tout celui qu’on avait prévu : ce ne sont pas les jeunes, mais les 50 ans et plus qui les adoptent. http://publishingperspectives.com/2016/03/michael-tamblyn-kobo-age-ereading-ebook-sales/#.VuiIwvnhBhE

La lecture est-elle un mode de vie? Je crois qu’écrire, c’est une façon d’être, d’habiter le monde. Mais en dirais-je autant de la lecture? Je trouve la question intriguante.

Faire le poids

Je le faisais auparavant tous les jours, des dizaines de fois par jour : soulever un dictionnaire et l’ouvrir. C’est devenu un geste exceptionnel. Les dictionnaires que je fréquente sont aujourd’hui, sauf rares exceptions, immatériels. C’est d’abord en curieuse et très dubitative que j’ai pris le virage numérique. Je me croyais attachée à la permanence de l’imprimé; à la délicatesse, au son du papier missel quand on tourne les pages. Je me suis laissée séduire par les nouveaux modes de recherche, qui démultiplient les possibilités.

Tantôt, j’ai sorti le bon vieux Petit Robert et mon Multi chéri de la bibliothèque : j’avais besoin de poids pour maintenir à plat un collage en train de sécher.

Au moins, ils servent encore!

Suggestions de lecture pour la Journée internationale des personnes handicapées

C’est aujourd’hui la Journée internationale des personnes handicapées et, pour l’occasion, je vous présente une petite chronique livres sur le thème des handicaps.

Petit Cube_couverturePetit Cube chez les Tout Ronds
de Christian Merveille

J’ai offert à tous les enfants dans mon entourage ce livre adorable sur les différences qui permet aux tout-petits de comprendre par analogie que les handicaps peuvent être une richesse. On peut aussi en entendre un très bel enregistrement sur le site Web de RTBF.

Coquille de silenceUne coquille de silence
de Frances Itani (traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter)

Je garde un souvenir indélébile de ce roman canadien, pourtant lu il y a plusieurs années. C’est l’histoire de Grania, devenue sourde à cinq ans, et de son coup de foudre pour Jim. Dans leur recoin de l’Ontario, ils s’inventent un langage. Et puis la guerre éclate…

Les fillesLes filles
de Lori Lansens (traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné)

Une amie écrivaine m’a offert cet autre roman canadien parce qu’elle lui trouvait une certaine parenté avec le mien. La première phrase vous agrippe avec une force fulgurante et vous projette immédiatement dans la réalité de Rose et Ruby, des sœurs siamoises. C’est tantôt drôle, tantôt émouvant. Et ça se passe aussi en Ontario.

Pour d’autres suggestions, je vous suggère de consulter le site du Prix Handi-Livres, qui  a été créé pour mettre en lumière des ouvrages de langue française traitant de handicaps ou par des autrices et auteurs en situation de handicap.

Bonne lecture!

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