Rêver ensemble

D’où viennent les idées?

Il y a quelques années, Lise Thouin a écrit une très belle fable pour une petite cancéreuse. Dans l’introduction, elle affirmait que les histoires « flottent comme des rubans autour de la planète »; un jour, sans même le faire exprès, elle a tiré sur un des rubans et…

Les idées flotteraient-elles aussi autour de nous? Ne dit-on pas d’une chose en vogue qu’elle est « dans l’air du temps »? C’est à se demander si l’originalité existe vraiment! Selon Jung, nous héritons en naissant d’un inconscient collectif, lequel serait en quelque sorte l’« album souvenir de l’humanité ». Y puiserions-nous continuellement, en temps réel? Bien sûr, pour les sociologues, l’inconscient collectif est un simple « ensemble de normes et de valeurs [sociales] que nous synthétisons dans l’action »; mais s’il était plus? Se pourrait-il que nous rêvions ensemble?

Je m’écarte de mon sujet. Je voulais vous parler d’une idée très précise.

Dans un récent billet, intitulé « L’automne dans tous les états », je suggérais avec une pointe d’humour une nouvelle forme de mécénat littéraire. Qu’elle n’a pas été ma surprise quand je suis tombée sur des autrices et auteurs offrant des programmes de mécénat très similaires à ce que j’avais imaginé! Ils n’appellent toutefois pas cela du mécénat, mais du financement participatif.

Le financement participatif n’est d’ailleurs pas limité au domaine du livre. Par exemple, sur le site français Ulule, un jeune Montréalais propose son projet de café-galerie.

Dans un récent entretien paru dans L’Express, les écrivains Frédéric Beigbeder et François Bon débattaient de l’avenir du livre. Le premier déplorait d’avance la disparition des librairies et bibliothèques. Or, ce n’est pas que la diffusion des livres qui va changer radicalement à cause du numérique, c’est aussi la façon dont on les crée.

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