Faire le poids

Je le faisais auparavant tous les jours, des dizaines de fois par jour : soulever un dictionnaire et l’ouvrir. C’est devenu un geste exceptionnel. Les dictionnaires que je fréquente sont aujourd’hui, sauf rares exceptions, immatériels. C’est d’abord en curieuse et très dubitative que j’ai pris le virage numérique. Je me croyais attachée à la permanence de l’imprimé; à la délicatesse, au son du papier missel quand on tourne les pages. Je me suis laissée séduire par les nouveaux modes de recherche, qui démultiplient les possibilités.

Tantôt, j’ai sorti le bon vieux Petit Robert et mon Multi chéri de la bibliothèque : j’avais besoin de poids pour maintenir à plat un collage en train de sécher.

Au moins, ils servent encore!

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