L’écrivaine et les médias sociaux : un marathon d’apprentissage

Susan Murphy compare Twitter au café où vous achetez chaque matin votre latté; Facebook, à un centre communautaire; quant à Flickr et à YouTube, cette guru des médias sociaux les voit comme une place publique, où l’on vient s’asseoir pour regarder passer le monde. Incidemment, 21 millions de Canadiennes et Canadiens visitent YouTube chaque mois, et ils y visionnent en moyenne 147 vidéos chacun. Ça fait beaucoup de monde sur la place!

Susan Murphy était l’une des conférencières à Social Capital, conférence tenue hier à l’Université d’Ottawa. J’y ai beaucoup appris. J’en suis aussi revenue la tête pleine de nouveaux questionnements : dans les semaines à venir, je vais donc pousser un peu plus loin ma réflexion sur les médias sociaux — et ma place d’écrivaine dans ce vaste univers.

Des salons virtuels

À une certaine époque, les grandes dames de Paris tenaient salon — c’est-à-dire qu’elles recevaient chez elles le gratin culturel et intellectuel. Les meilleurs blogues culturels ne sont-ils pas des salons nouveau genre, des lieux dynamiques où l’on échange sur les arts, la culture, etc.? (Christian Liboiron en propose une sélection ici.)

Être humain, être social

Je trouve fascinant que l’être humain, cet animal social, ait transformé une technologie de prime abord aliénante en une machine à socialiser.

Bien sûr, les liens virtuels ne remplacent pas les rencontres face à face; en fait, ils en sont le plus souvent un prélude ou un complément.

À Social Capital, j’ai découvert un tas d’outils qui m’aideront à mieux tirer parti des médias sociaux, mais l’essentiel tient en deux mots — deux mots qui ont somme toute bien peu à voir avec la technologie elle-même : contenu et conversation. Qu’est-ce que ça signifie?

  • Assurez-vous d’offrir un contenu de qualité (quelle que soit la plateforme que vous utilisez).
  • Interagissez (publiez régulièrement, commentez les billets ou gazouillis d’autres internautes, etc.).

L’écrit : roi et maître

À l’issue de la conférence, je constate aussi que nous sommes plus que jamais une culture de l’écrit. Il y a quelques années à peine, on prédisait que l’avenir appartiendrait à l’image. Voilà que l’écrit fait un retour en force avec les textos, Twitter et les blogues.

Certes, l’image garde une place importante, mais l’image a toujours besoin des mots. Sans mots pour lui servir de charpente, elle perd tout sens.

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