Écrire c’est… [5]

Pour Wajdi Mouawad, écrivains et artistes sont des scarabées :

« Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. […] Un artiste est un scarabée qui trouve, dans les excréments mêmes de la société, les aliments nécessaires pour produire les œuvres qui fascinent et bouleversent ses semblables. L’artiste, tel un scarabée, se nourrit de la merde du monde pour lequel il œuvre, et de cette nourriture abjecte il parvient, parfois, à faire jaillir la beauté. »

Incendies

Il y a des phrases coups de poing; des phrases qu’il suffit de lire ou d’entendre une fois pour que, toujours, elles brûlent en vous comme un brasier.

« L’enfance est un couteau planté dans la gorge. »

Ainsi commence Incendies, le nouveau film de Denis Villeneuve, qui raconte l’histoire de Nawal Marwan, mère des jumeaux Jeanne et Simon. Incendies est l’adaptation de la pièce de théâtre du même titre, créée par Wajdi Mouawad en 2003.

Je laisse à Valérie Lesage le soin de vous le résumer. Moi, je suis encore trop prise par l’émotion. 

« L’enfance est un couteau planté dans la gorge. On ne le retire pas facilement. »

En fait, on ne le retire qu’avec beaucoup d’amour. Au final, voilà  le message que nous livre Incendies : la seule issue possible à la souffrance et à la haine, c’est l’amour.

J’étais déjà une fervente admiratrice de Wajdi Mouawad. Ce film a fait de moi une admiratrice de Denis Villeneuve.

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